L’expression sublimée

Quand j’œuvre avec vous, j’utilise l’accompagnement et la mise en forme pour façonner une expression sublimée de l’objet qui matérialise votre projet. Il s’agit d’un travail d’élévation au cours duquel nous nous attachons, côte à côte, à faire émerger le sens profond de votre projet (caché derrière les « je dois » ou « il faut ») et à en épurer sa forme pour le rendre limpide, lisible au premier regard.

Au sommet, la sublimation

Un objet communique un sentiment : il reflète l’énergie qui, au travers des successives couches de réflexion, s’allège et gagne en puissance. Plus que le résultat objectif, c’est la transformation intérieure qui va vous permettre d’atteindre votre cible. Ce travail se nomme sublimation, le mécanisme par excellence, considéré comme mature et sain parce qu’il permet un déplacement vers une activité productive et créative.

Ici, l’intensité et l’énergie poussent au perfectionnement. Par une transmutation de l’énergie (processus mis en avant par Roberto Assagoli, fondateur de la psychosynthèse), la sublimation cherche à s’arracher à la pesanteur — du mental, dont les tendances inhibent l’énergie vitale — pour s’élever sous la forme d’un dépassement de soi. Cette transmutation prend plusieurs formes :

  • le liens amical et tendre, la compassion, l’amour universel ou spirituel
  • la régénération de soi
  • le plaisir des sens, de la nature, de la beauté et des arts
  • la création artistique ou intellectuelle, le plaisir de penser ou de résoudre des énigmes, toute entreprise ou activité qui vous prend au cœur et aux tripes

La sublimation n’est pas à confondre avec l’idéalisation, même si ces deux notions sont souvent intriquées. Là où l’idéalisation, pour échapper à l’effondrement narcissique, fixe et fige la libido sur un « objet support » en cherchant à le rendre conforme à son désir, la sublimation transmute l’énergie vitale par ce qu’elle met en mouvement. Ici, la relation aux idéaux se modifie pour épouser le mouvement de la vie.

Épouser le mouvement de la vie

Nous avons l’habitude de vivre dans l’illusion. C’est-à-dire de croire aux limitations, quelles qu’elles soient. De penser qu’il nous faut maîtriser le cours de la vie par la nécessité de comprendre, de chercher des explications ou de nous justifier, de contrôler et de nous augmenter sans cesse, etc. En gros, de rectifier la vie qui s’est trompée.

Il n’y a qu’à voir toutes les informations qui nous submergent quotidiennement pour comprendre comment le mental est maintenu sous tension et alimente cette illusion… Jusqu’au jour où un évènement majeur nous bouleverse, dit « stop » et déchire la corde tendue pour nous enjoindre à sortir de ces ersatz que nous prenons pour argent comptant.

Sortir de l’illusion signifie donc embrasser le mouvement de la vie. Ne plus nous y opposer en nous détachant de nos représentations mentales, de nos résistances… En renonçant au contrôle (je sais ce qu’il faut faire). En reconnaissant, avant tout, notre ignorance totale de la réalité. En réalité, nous ne savons rien. Il n’y a qu’en abandonnant nos croyances, en dépliant un espace de jeu, libre, ouvert, gratuit (sans objectif déterminé), que nous atteignons plus sûrement notre véritable objectif.

C’est pourquoi, quand je vous accompagne, je ne sais pas à quoi nous allons aboutir. La seule certitude qui m’habite est, qu’en créant cet espace de jeu et en nous aidant mutuellement à lâcher prise, le but sera non seulement atteint, mais il sera bien plus vaste que ce que nous avions imaginé au départ. Seule la vie sait.

Le processus créatif sert précisément à cela — ce qui explique que la mise en œuvre de votre projet est avant tout un accompagnement —, à trouver la juste façon d’exprimer qui vous êtes en train de devenir. Par la mise en œuvre de ce qui vous appelle. Par une expression sublimée : unique, totale, foisonnante. Cette expression est grandiose, car la vie ne fait rien à moitié.

« Nos séances m’ont permis de me reconnecter à mon élan vital pour créer. Alors que je me sentais bloquée dans l’écriture, grâce à un déplacement intérieur qui m’a remise en mouvement, j’ai retrouvé la fluidité, le plaisir, et repris mon pouvoir. Et la valeur de mon travail transparaît dans mes textes. » — Christèle, fondatrice de l’École de la relation humaine

Illustration © Vanina Gallo, 2026


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