Une chose sans prétention

En démarrant le récit des Girls qui roulent, je ne savais pas où ce travail me mènerait. Il n’avait aucun but précis à part déclencher des fous rires (quoique, dès les premiers dessins, mon petit doigt m’indiquait qu’il y avait là matière à une édition) et j’y ai mis une énergie folle. Quelque chose avait juste besoin de prendre forme, sans que je sache exactement quoi ; sans idée de plan, non plus. Petit à petit, au fil des années (de fin 2022 à 2026) et plus particulièrement aujourd’hui, le sens est apparu.

Une observation sensible à l’œuvre

Derrière ces récits légers, drôles, futiles en apparence, il y a une observation sensible à l’œuvre, à fleur de peau plus précisément, de ce qui est visible et invisible. L’observation des liens qui font grandir, des complicités qui fermentent l’amitié, de l’altérité qui interpelle, des divergences qui questionnent. À travers ces chroniques, par delà cette chose sans prétention, le roman cherche à approcher des vérités en portant un regard aimant, mais aussi lucide, sur les décalages, les contradictions, les non-dits… et comment le groupe des Girls va changer la vie de Jane. Celles-ci sont un miroir qui permet de lever le voile, de déjouer les illusions, de percer le mystère peut-être.

L’image de soi est un rempart fragile, à tout moment susceptible de vaciller. Que se passe-t-il quand le « Moi », qui s’accroche vaillamment à ses identifications, s’effrite ?… Ce à quoi la vie veille sagement. Car le but est bien de s’accomplir, selon une trajectoire absolument unique, loin des idées reçues et des sentiers battus.

Voir au-delà des apparences est ce qui me meut. Raconter par les mots et le dessin, c’est laisser affleurer ce qui est caché : ce défrichage est long, laborieux, chaotique. Voilà pourquoi je vous invite à laisser effleurer l’idée que, derrière ces tranches de rire (absolument vitales, nécessaires et pleines d’un élan de vie fécond), il y a quelque chose de plus profond qui chuchote aux oreilles de qui veut bien se laisser cueillir.

L’aventure continue

L’épopée éditoriale des Girls qui roulent continue — pour clore le récit des trépidantes aventures et joutes oratoires de Jane et sa joyeuse bande de copines, tout aussi cocasses les unes que les autres. Avec, en guise de but ultime, sa publication.

Éditeur, éditrice : j’ai là un roman atypique dans sa forme, drôle et sensible, voire addictif, qui mettra du baume au cœur et provoquera des rires… quelques-uns des ingrédients essentiels pour susciter l’adhésion. Si l’aventure vous parait séduisante, contactez-moi.

→ Découvrir la genèse du roman graphique Girls qui roulent.

→ Je remercie Pierre-François Bertrand, script-doctor (script-jardinier, plus exactement) qui me guide et me conseille sur l’écriture du scénario.


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